Mercredi, Février 08, 2023
   
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Déserts et trésors d'Iran

Programme 14 jours / 13 nuits

Prix à partir de 2768 € + vol (à partir de 540 €)

Vous découvrirez les déserts et trésors d’Iran dans notre programme le plus complet sur cette destination.

 

PRIX: Base 2 personnes à partir de 2768 € pp

1er jour • BRUXELLES / SHIRAZ

Départ de Bruxelles pour Shiraz. A l’arrivée accueil et transfert à l’hôtel. Installation et logement.

 

2ème jour • SHIRAZ

Petit déjeuner.

Découverte de Shiraz, berceau de la culture persane. L’image de cette ville est associée à la poésie, aux jardins, aux roses et aux rossignols. Shiraz était la capitale de l'Iran, sous la dynastie Zand.

Visite du tombeau d’un de ses plus grands poètes que nous débuterons notre approche de l’Iran. Le tombeau d’Hafez, le maître du ghazal (poème d’amour), est situé dans un jardin parfumé, entre orangers et roseraies. Les Iraniens viennent ici se recueillir en effleurant religieusement sa pierre tombale de la main et en récitant à voix basse un verset du Coran. D’aucuns, doutant devant une décision à prendre dans leur vie, se livrent à la bibliomancie. Ils ouvrent un des livres du poète au hasard et s’imprègnent de la signification du premier vers trouvé…

Cette forteresse du XVIIIe siècle servait de palais à Karim Khan et dominait la grande place piétonne. A l’époque de la dynastie Zand, qui succédera aux Safavides, Shiraz devient en effet la capitale de l’Empire avec pour objectif de supplanter Ispahan dans l’imaginaire collectif. Nous franchirons ses murailles très bien conservées et ses 4 tours crénelées pour accéder aux bâtiments d’architecture résidentielle et militaire avec notamment son magnifique hammam royal, décoré de marbre vert.

Visite de la mosquée Nasir-al Molk. Cette mosquée témoigne de l’architecture qâdjâr du XIXe siècle avec ses murs couverts de faïences, ses stalactites en nid d’abeilles, ses superbes colonnes de pierre torsadées et ses beaux vitraux dans le Shabestan (salle de prière).

Promenade au tombeau de Sa’adi. Le poète repose dans un mausolée de marbre (1860) au milieu des roses qu’il aimait tant. Une structure octogonale supporte un dôme orné de carreaux de faïence bleue. La plupart des proverbes iraniens découlent de l’œuvre de Sa’adi et certains des vers de l’artiste sont gravés sur les colonnes de marbres.

Retour à l’hôtel. Dîner. Logement.


3ème jour • SHIRAZ / PERSEPOLOLIS / NECROPOLIS / SHIRAZ

Petit déjeuner.

Départ, tôt le matin, pour la visite de l’un des points culminants du voyage : Persépolis, la "Ville des Perses" (à 57 km de Shiraz). Sa construction a été décidée par Darius Le Grand (vers 518 av. J-C) qui la destinait à devenir le centre de l'empire puissant des Achéménides.

Visites des ruines impressionnantes de cette capitale d’apparat qui hébergeait la famille royale en été et à l’occasion des grandes célébrations de l’Empire. Les délégations des peuples soumis s’y rendaient chaque année, lors du Nowrouz (équinoxe de printemps correspondant au Nouvel An perse) pour faire allégeance et porter leurs tributs. Les bas-reliefs illustrent ces cérémonies somptueuses, manifestation tangible de l’unité de ce vaste empire peuplé d’Indo-européens, de Sémites et d’Asiatiques.

La visite débute avec le colossal escalier à 4 volées de 111 marches. Par la porte des Nations, on accède au palais de Darius, celui de Xerxès, d’Artaxerxés, le hall aux cent colonnes et la salle d’audience (Apadana). Elle est desservie par deux escaliers de 300 mètres de long dont les murs, décorés de bas-reliefs, représentent les citoyens des contrées soumises.

Selon Plutarque, les richesses accumulées étaient telles que les armées d’Alexandre le Grand attelèrent 10 000 mulets et 500 chameaux pour tout emporter lors de la prise de la cité en 330 av. J.-C ! Alexandre aurait fait incendier la ville pour venger le sac d’Athènes par Xerxès. Seuls ont survécu les éléments en pierre : chapiteaux à chimères, embrasures de portes et de fenêtres sculptées dans le granite, portails et escaliers monumentaux décorés de bas-reliefs.

Pour les sportifs, un petit sentier permet de rejoindre les sépultures royales – magnifique exemple d’architecture funéraire – creusés à mi-hauteur dans la falaise surplombant Persépolis. Deux des derniers rois achéménides y sont ensevelis : Artaxerxès II et Artaxerxès III.

A quelques kilomètres plus loin, aux pieds des tombeaux achéménides de Naqsh-é Rostam. C’est dans ces falaises que Darius Ier et 3 de ses successeurs (Xerxès Ier, Artaxerxés Ier et Darius III) ont choisi de faire creuser leurs tombeaux. Les plus anciennes et les plus belles sépultures achéménides dessinent de grandes croix sur la falaise, surplombant d’imposants bas-reliefs sassanides. Face à ces tombeaux, se trouve un édifice carré, à semi-enterré, la Kaaba de Zarathoustra (Kabe-ye Zardush), un temple du feu zoroastrien.

Déjeuner dans un restaurant local.

Retour à Shiraz et fin de la découverte de la ville, avec  la mosquée Vakil (Régent). Construite au XVIIIè siècle, à l’une des entrées du grand bazar Vakil, la splendide mosquée présente deux grands iwans au nord et au sud et de splendides sculptures sur marbre. La structure d’origine comporte deux salles de prière dont une monumentale, soutenue par 48 colonnes. Notez le magnifique mihrab vouté et le minbar taillé dans un bloc monolithique d’albâtre. Mosaïques et faïences au décor floral également intéressantes sur l’immense portique rose (époque qâdjâr).

Promenade dans le bazar Vakil. Tout proche de la mosquée du même nom, 4 bazars couverts sous des voûtes de brique sont regroupés dans cet ensemble construit sous Karim Khan Zand et conçu de façon à faire de Shiraz l’un des grands centres commerciaux du pays. Il est célèbre pour ses tapis, ses tissus nomades et ses épices. Le plafond voûté isole le dédale de ses allées des températures estivales torrides et des fraîcheurs hivernales. Le marché abrite également un hammam datant de la dynastie Zand, l’ancien caravansérail Seray-e Moshir et de nombreux artisans attelés notamment au travail de marqueterie. Dîner. Logement.


4ème jour • SHIRAZ / KERMAN    (560 km)

Petit déjeuner.


Départ pour une longue étape, à travers une zone semi-désertique, qui mène à Kerman.

Durant le trajet, visite du Palais Sassanide de Sarvestan. Le palais, construit au début de l’ère islamique, possède une entrée principale à trois iwans et à deux salles carrées… L'usage de cet édifice de 40 m sur 34, reste indéterminé. D’aucuns affirment qu'il s'agissait d’un temple du feu, d'un pavillon de chasse, d'un palais de réception ou d’un complexe royal transformé en temple.

Déjeuner pique-nique en cours de route.

A Neyriz, petite ville de 45.000 âmes, nous visiterons la mosquée du Vendredi. Fondée au Xe siècle, elle conserve un ancien minaret, un beau mihrab en stuc et une cour bordée de deux iwans.

Arrivée à Kerman, qui fut considérée comme "le cœur du monde", par un des poètes soufis du XIVe siècle. Capitale de la province éponyme, elle borde les limites occidentales du désert Kavir-e Lut. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une des régions les plus arides du pays, le courage des Kermaniens et le système d’irrigation ancestral (qanâts) qu’ils ont mis au point, permettent d’importantes récoltes de céréales, de dattes, d’oranges et de pistaches.


Installation. Dîner et logement.

 

5ème jour • KERMAN / MAHAN / RAYEN / KERMAN

Petit déjeuner.

Route vers Mahan (40 km),  fraîche oasis, plantée sur le plateau désertique.

Visite du mausolée de Shah Nematollah-e Vali. Ce "Nostradamus Perse", mort centenaire au XVe siècle, fonda un ordre de derviches auquel sont affiliés les ordres iraniens actuels. Jardins, fontaines et pièces d’eau rendent la visite de ce haut lieu de pèlerinage très agréable.

Continuation vers Rayen. Après le tremblement de terre de 2003 qui détruisit le site de Bam, la citadelle sassanide de Rayen devint le lieu incontournable de la région. Ses murailles et tours crénelées abritaient à l’époque le palais du gouverneur. La citadelle, couvrant 5 hectares, resta habitée jusqu’au XIXe siècle. Il est toujours aussi saisissant de franchir de telles enceintes et de découvrir les constructions en pisé magnifiquement conservées.

Déjeuner en cours de route.

Retour à Kerman pour la visite des bains de Ganjali khan. Ces anciens bains, construits par un gouverneur safavide (XVIe – XVIIe siècles.) ont été transformés en musée ethnologique. Sur le portail du hammam, on peut voir les scènes de chasse d’époque Qadjar. Des mannequins de cire costumés donnent une idée de la vie quotidienne des Perses d’autrefois.

La visite se termine par une promenade dans le bazar ancien de la ville. Labyrinthe de 3 km de long, recouvert de coupoles, ce marché haut en couleur date en grande partie du XVIIe siècle. Un musée, quelques mosquées, des khans (caravansérails) et deux superbes maisons de thé s’intègrent à l’ensemble. Les lieux sont divisés en zones réservées aux différents métiers traditionnels, tels les chaudronniers ou les vendeurs de tapis.

Dîner. Logement.


6ème jour • KERMAN / YAZD     (370 km - 4h30)

Petit déjeuner et départ pour Yazd.

La ville de Yazd est bâtie en partie en argile, il s'agirait de l'une des plus anciennes villes du monde. Elle dresse ses murs au cœur d’un océan de sable, véritable ville-oasis au milieu du désert. Ses maisons de pisé d’un ou deux étages seulement, complétées par un remarquable système naturel de ventilation (badgirs ou tours du vent), témoignent de l’ingéniosité des gens de la région. Un savoir-faire et une beauté récompensés par l’inscription du vieux centre de Yazd au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Déjeuner en cours de route.

Arrivée à Yazd et visite de la mosquée Jameh. Il s’agit d’une des plus belles mosquées du pays. Fondé au XIVe siècle, l’ensemble sera réaménagé sous les Timourides au XVe siècle. Le portail, exceptionnellement haut et étroit, est surmonté des plus hauts minarets d’Iran – 57 mètres – caractéristiques de l’architecture yazidie du XIVe siècle. La voûte de l’iwan menant à la cour fermée est recouverte de stalactites en faïence émaillée de couleur azur et turquoise. Quatre qanâts (canaux souterrains), sont utilisés pour les ablutions des fidèles. Visites des quatre salles de prières latérales avec de belles ouvertures en albâtre ainsi que le superbe mihrab du XIVe siècle, orné de faïences dont les motifs reprennent la fleur de lotus.

Découverte du Tekieh Amir Chakhmagh. La superbe façade de la mosquée Amir Chaghmagh, avec ses trois rangées d’arcades et ses deux hauts minarets, constitue un des bâtiments les plus reconnaissables et inhabituels du pays. Construite en 1437, à l’époque des Timourides, elle abrite encore le tekieh (théâtre) utilisé lors de la célébration du martyre de Hossein. A ses pieds, l’énorme nakhl (immense cercueil en bois de palmier) qu’une centaine de fidèles portent en procession, lors de la procession.

Installation à l'hôtel. Dîner et logement.

 

7ème jour • YAZD

Petit déjeuner.

Journée de découverte de la "noble cité de Yazd", comme la désignait Marco Polo.

Visite de Dakhmeh (Tour de Silence). A la sortie de la ville, aux portes du désert, deux édifices circulaires se dressent au sommet d’un tertre. En contrebas, le parsehgah ("là où l’esprit s’égare") faisait office de lieu de prières pour diriger l’âme du mort au paradis. Les tours du silence accueillaient la dépouille des défunts sur de grandes plates-formes circulaires à ciel ouvert. Livrés aux oiseaux de proie, de manière à ne pas souiller la terre jugée sacrée par les zoroastriens à l’instar des autres éléments naturels (feu, eau et vent), les cadavres disparaissaient rapidement. Cette coutume a perduré jusqu’au XXe siècle avant d’être interdite par les autorités. Aujourd’hui, les zoroastriens sont obligés d’enterrer leurs morts dans des tombes tapissées de ciment.

Visite de l’Atashkadeh, le temple du feu des zoroastriens. Construit récemment (1934), on peut apercevoir, à travers une vitre, le feu sacrée. Allumée à Shiraz, il y a plus de 1500 ans, et transférée à Yazd vers 1940, sa flamme ne s’est jamais éteinte. Entretenue avec du bois noble de prunier, la précieuse combustion est alimentée par un mage (prêtre zoroastrien). Symbole de la pureté et de lumière vitale, le feu est au centre de nombreuses cérémonies zoroastriennes. Le temple abrite un petit musée exposant diverses publications religieuses et les portraits des mécènes. A l’extérieur, surplombant l’entrée et dominant l’édifice, brille face au soleil le symbole du zoroastrisme, Farvahar (l’homme oiseau), en faïences bleues et jaunes, reproduction exacte de l’ancien motif achéménide d’Ahura Mazda.

Située au fond d’un jardin ceinturé de cyprès, le pavillon Bagh-e Doulat Abad passe pour jouir de la plus grande tour du vent (badgir) d’Iran avec ses 36 mètres de haut. Erigée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la maison est articulée autour d’un magnifique bassin en onyx sculpté. Un ingénieux système rafraîchit le courant d’air continuel capté par la tour du vent, grâce aux canaux d’eau courante, creusés à l’intérieur de la maison.

Déjeuner en cours de route. Dîner. Logement.

 

8ème jour • YAZD / ISPAHAN     (300 km).

Petit déjeuner et départ pour Ispahan.

En route, visite de l’étonnante ville de Naïn, connue comme la "ville aux 80 citernes". Située au centre de l’Iran, à mi-chemin entre Ispahan et Yazd, la vieille ville de Naïn fut longtemps un carrefour important et demeure l’une des références du pays pour le commerce des tapis traditionnels, tissés en famille ou dans des ateliers situés au sous-sol de vieilles bâtisses.

Visite de la Mosquée du Vendredi. Les éléments les plus anciens de celle-ci remontent à la première moitié du Xè siècle. Caractéristique notable, la cour intérieure, de style abbasside, est ceinturée d’arcades sans iwan.

Déjeuner en cours de route.

Arrivée à Ispahan. "Esfahân, perle de l’Iran". Cyprès noirs sur ciel turquoise, orangers plantés par les vieux califes, coupoles d’ors et murs d’émail bleu : Esfahân, dit la légende, a été construite à l’image du Paradis. Il s’agit d’une étape obligatoire et quasi initiatique. Alimentée par des générations d’architectes, d’artistes et d’artisans, sa réputation de joyau de la Perse musulmane n’est pas usurpée.

Installation à l'hôtel. Dîner et logement.

9ème jour • ISPAHAN

Petit déjeuner et départ pour la visite de la ville.

Aujourd’hui, Ispahan et sa banlieue abritent près de deux millions d’habitants. Troisième ville d’Iran après Téhéran et Machhad, elle demeure le premier centre culturel du pays. Entre montagnes énigmatiques et plateaux arides, elle enchante tout autant par l’architecture galbée des dômes turquoise de ses mosquées que par les magnifiques ponts surplombant la rivière Zayandeh Rud et la verdure de ses jardins. La découverte de son patrimoine historique unique du XIè au XVIIIè siècle débute invariablement par la visite des monuments de la majestueuse place Royale.

Visite de la mosquée du Vendredi (Jameh). Cette mosquée est la seule de Perse à conserver intacts des bâtiments et des décors des périodes seldjoukides (1051-1220), ilkhanide (1220-1380), timuride (1370-1506), safavide (1502-1736) et turcomane la plus baroque. C’est un véritable musée d’architecture islamique.

Visite du Palais des 40 colonnes (Tchehel Sotun) : Trônant dans un beau jardin, ce palais de plaisance fut construit en 1647 sous Shah Abbas II. Son toit en bois est soutenu par vingt colonnes en platane, dont le reflet dans l’eau démultiplie leur nombre jusqu’à 40, nombre à caractère sacré. Au sol, les bases en pierre calcaire arborent pour certaines des gueules de lions. A droite, une fois entré dans le palais, les peintures safavides, d’inspiration chinoise, rappellent le prestige de cette dynastie (XVIe-XVIIIe) dans l’histoire perse. La grande salle, destinée à recevoir les dignitaires, compte plusieurs immenses fresques, illustrant des scènes de guerre et de grands souverains. On y trouve également des miniatures et tapis persans, des porcelaines, de superbes anciens exemplaires du Coran et des pièces de monnaie.

Balade vers les magnifiques ponts d’Ispahan :

Le Pont Khadju, édifie par Shah Abbas II en 1650, il sert de barrage et de carrefour. Il s’agit du plus beau et plus célèbre des ponts d’Ispahan. Il force l’admiration des voyageurs depuis le XVIIe siècle. Long de 132 mètres, il compte 24 arches réparties sur deux étages. Avec ses fondations et ses piliers en pierre, sa superstructure de brique, ses promenades ouvertes et ses pavillons, il fait également office de barrage, permettant d’irriguer les jardins environnants. Pittoresque et romantique, le pont Khadju attire naturellement les foules et constitue l’une des promenades fétiches des Isfahanis. Il n’est pas rare d’y trouver des poètes et chanteurs s’exerçant entre les arches amplifiant l’acoustique.

Le Pont aux 33 arches. Ce pont a été édifié en 1602, durant la dynastie séfévide. Avec ses 33 arcades sur deux niveaux, ce magnifique ouvrage est le plus grand pont d’Ispahan (298 mètres de long sur 14 de large). Il relie le nord au sud de la principale artère d’Ispahan (Chahâr Bâgh), soit le quartier arménien de Djolfâ à la ville musulmane. L’édifice abrite une maison de thé offrant le précieux breuvage accompagné de l’indispensable narguilé.

Visite du quartier arménien Djolfâ. Soucieux de bénéficier du savoir-faire commercial et artisanal des Arméniens pour l’embellissement de sa nouvelle capitale, Shah Abbas ordonne le déplacement forcé des Chrétiens de Djolfâ, situé au nord de l’Iran, dans l’un des faubourgs sud d’Ispahan. La « Nouvelle Djolfâ » jouissant à l’époque d’une liberté religieuse pleine et entière, la communauté chrétienne s’y répand rapidement. Leur sort sera moins enviable sous les successeurs du Shah Abbas. Aujourd’hui, 7 000 à 10 000 Arméno-iraniens vivent toujours au cœur de ce quartier très agréable.

Visite de la cathédrale de Vank (plus connue sous le nom de Saint-Sauveur), avec sa bibliothèque de 700 manuscrits arméniens, son presbytère, son imprimerie et son musée consacré à l’histoire des Arméniens, est un peu le cœur de la communauté. Ses travaux débutèrent en 1606. L’édifice, protégé dans une cour intérieure, est flanqué d’un campanile (1700) et surmonté d’une coupole de style islamique. Superbes intérieurs avec des fresques évangéliques d’une qualité rare, d’inspiration hollandaise et italienne. Nous parcourrons également le beau Musée arménien, consacré au génocide commis par les autorités turques en 1915, et qui présente de magnifiques évangiles (IXe-Xe siècle), de beaux vêtements liturgiques (XVIIe-XIXè siècles), de superbes calices et encensoirs du XIXe sans oublier les ouvrages imprimés au XVIIe siècle et enfin un portrait d’Abraham attribué à Rembrandt (1606-1669).

Déjeuner en cours de route. Dîner et logement à l'hôtel.

10ème jour • ISPAHAN

Petit déjeuner.

Départ pour la seconde journée de découverte de la magnifique ville d’Ispahan.

Promenade sur la Naghch-e-Jahan, la Place du Shah qui prit le nom de Midan-e-Imam, "Place de l’Imam", après la révolution islamique. Avec ses 512 mètres de long, sur 160 de large, elle est l’une des plus étendues au monde (2è place après Tian An Men selon certains ou 15è, selon d’autres…). Elle a été conçue en 1612 par Shah Abbas Ier pour servir de terrain de polo et de stade de parade pour les troupes militaires. Le shah pouvait ainsi jouir du spectacle depuis la terrasse du palais Ali Qapu. Cette immense place avec ses pelouses, ses bassins et ses allées est un point stratégique. En effet, aux quatre coins sont édifiés quatre bâtiments majeurs : la mosquée de l’Imam (ou mosquée du Shah), la mosquée du Cheikh Lotfôllah, le palais d’Ali Qapu et le bazar. S’ajoutent tout autour de la place les galeries où sont installées les échoppes des artisans et commerçants.

Découverte de la Grande mosquée royale (Mosquée de l'Imam). Chef-d’œuvre architectural, cette merveille de l’art safavide couverte de carreaux de faïence bleue est le monument le plus somptueux laissé par shah Abbas. Bâtie en 1611, elle ne sera pourtant achevée qu’après la mort de son fondateur. L’énorme portique d’entrée (27 mètres de haut) est encadré de deux minarets très élancés (42 mètres de haut). Magnifique illustration de l’architecture monumentale, elle combine les éléments de décoration mêlant faïence vernissée et stalactites, à l’image de l’intérieur de l’arc de sa demi-coupole. Il nous faut lever la tête vers le ciel pour apprécier les merveilleuses arabesques florales blanches et or sur fond bleu, la grande frise de sourates calligraphiées sur fond bleu cobalt, … Une fois dans la grande cour intérieure, au-delà du portique, quatre immenses iwan, hautes salles voûtées, ouvertes sur les trois côtés, font face aux quatre points cardinaux. Dominant la grande salle de prière et l’ensemble, s’élève l’immense coupole (52 mètres de haut) au bulbe majestueux revêtu de faïences vernissées turquoise. L’une des arcades de l’iwan Est s’ouvre sur une madrasa (école coranique) qui s’articule autour d’une cour rectangulaire entourée de cellules pour les étudiants.

Visite de la mosquée de Sheikh- Lotfollâh avec son architecture exceptionnelle. Ce petit bijou, achevé en 1619, doit son nom à un prestigieux théologien. De proportions modestes, elle servait d’oratoire privé au roi, jusqu’à ce qu’il la trouve trop petite et fasse construire la Grande Mosquée. Revêtue, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, de céramiques aux tons rares, la mosquée présente de très belles arabesques. La coupole de faïence vernissée est décorée de fleurs bleues et d’arabesques blanches se détachant sur un fond crème ou rose, selon l’heure du jour. Notons l’absence de cour intérieure et de minarets. Par un étroit couloir coudé, destiné à protéger les fidèles des regards indiscrets, nous accédons au sanctuaire, composé d’une unique salle de prière. On découvre alors toute la science de l’art mosaïque mural, véritable joyau de la faïence vernissée persane. Clou du spectacle, ce rai de lumière filtré par de hauts moucharabiehs, laissant apparaître sur les parois la "queue du paon".

Déjeuner dans un restaurant proche de la Place.

Vient ensuite un autre remarquable témoignage d’architecture safavide qu’est le Palais d’Ali Qâpu. Ce pavillon constituait à l’époque la haute porte d’entrée des palais et jardins royaux, autrefois interdits aux étrangers. Ce bâtiment accueillait également les bureaux administratifs et les audiences officielles des ambassades étrangères. Elevé sur six étages, le palais domine la place Royale depuis sa haute terrasse couverte, dont le toit de marqueterie est soutenu par 18 fines colonnes de bois. C’est d’ici que le roi assistait aux tournois de polo qui se tenaient sur la grande place. Voir également la somptueuse salle du trône, ornée de peintures du règne de shah Abbas Ier, et la vue superbe sur la place, ses jardins, la merveilleuse coupole de la mosquée Lotfollâh et la mosquée Royale. Nombreuses pièces, petits salons, alcôves et corridors restent également accessibles dans la partie postérieure du bâtiment. Ils ont conservé leurs célèbres fresques murales d’époque.

Après la visite de l’atelier-magasin d’un célèbre miniaturiste de la Place du Shah, temps libre pour flâner au sein du Bazar Qaisâreh. Au nord de la place royale s’ouvre, par un porche monumental, le bazar royal d’Ispahan, jadis l’un des plus riches marchés d’Asie centrale et qui demeure l’un des plus beaux d’Iran. La plus grande partie du bazar a été érigée en 1619. Le bazar relie la place de l’Imam à la mosquée du Vendredi, située à plusieurs kilomètres. Places, fontaines, caravansérails, madrasas et mosquées s’intègrent dans cet immense dédale de ruelles couvertes de voûtes de brique, où ne filtre qu’une douce lumière. En s’engageant au cœur de ce labyrinthe intemporel, dans ces allées à l’abri de la chaleur, le monde des artisans se dévoile : orfèvres travaillant des bijoux en argent, chaudronniers fabriquant des objets en cuivre ouvragés, cordonniers, fabricants de khatem kari (marqueteries d’ivoire, de bois et de nacre), miniaturistes mais aussi marchands d’épices et d’herbes du désert... L’endroit idéal pour trouver des cadeaux.

Dîner et logement à l'hôtel.


11ème jour • ISPAHAN / KASHAN     (218 km)

Petit déjeuner et départ pour Kashan.

A l’arrivée déjeuner à Kāshān.

Visite de la maison de Tabatabaee. Cette résidence, magnifique et immense, appartenait à un grand commerçant du XVIIIe siècle. Articulée autour d’une cour carrée intérieure, la famille aménageait selon les saisons dans les 40 pièces respectives, ventilées par les fameux badgir.

Visite de la maison de Broujerdihaet (XVIIIe siècle). Cent cinquante ouvriers ont travaillé durant 18 ans à la construction de cette splendide demeure. Ses façades, merveilleusement ouvragées, donnant sur une très belle cour intérieure. Sérénité garantie… A l’intérieur, le moindre rayon de soleil illumine le vitrail et décline ses contrastes sur le mur extérieur en pisé. Une très originale tour du vent à six faces surplombe la grande pièce centrale du pavillon d’été. L’air capté est dirigé sur le bassin d’eau du patio pour être rafraîchi, réduisant considérablement la température intérieure.

Balade dans le jardin Fin, l’un des parcs les plus célèbres d’Iran. Bercé par le bruissement des fontaines et les jeux d’eau des petits canaux qui se déversent dans des bassins de marbres, c’est un endroit idéal pour savourer la douceur des fins d’après-midi à l’ombre de la frondaison des arbres.

Installation, dîner et logement à l'hôtel.


12ème jour • KASHAN / TEHERAN   (247 km)

Petit-déjeuner et départ pour la capitale du pays.

Déjeuner à l’arrivée à Téhéran.

Téhéran est une mégalopole, située au pied du mont Damavand (5671 m), regroupe aujourd’hui plus de 20 % de la population totale du pays. Cœur de l’Iran moderne, la ville n’a pas le charme d’Ispahan ou de Shiraz, mais ne manque pas d’intérêt avec de nombreux joyaux anciens et quelques audaces d’architecture moderne.

Visite du Musée des Joyaux de la Couronne. D’une valeur inestimable, cette collection rassemble, sur plusieurs siècles, les merveilles accumulées par la Couronne : le diamant Daria-i Nur ("Mer de Lumière", 182 carats), une des plus célèbres pierres au monde, l’ancien Trône du Paon, incrusté de 26 733 pierres précieuses, le Trône du shah, la fabuleuse couronne des Pahlavi, fabriquée à partir de 3 380 diamants et d’un nombre incalculable d’émeraudes, saphirs et perles, la ceinture royale en or, décorée d’une splendide émeraude de 175 carats, l’énorme globe terrestre de 40 kg, réalisé avec plus de 50 000 pierres précieuses, ...

Visite du Musée des Tapis. Fondé en 1978, ce musée réunit des tapis et kilims persans provenant notamment des palais Golestân et de Saad’abad, datant du XVI au XX siècles.

Dîner et logement à l'hôtel.

 

13ème jour • TEHERAN

Après le petit déjeuner, départ pour la visite des merveilles de Téhéran.

Visite du musée archéologique (Musée national d’Iran) qui héberge une très importante collection de trésors, datant pour certains des Ve et IVe millénaires avant J.-C. : splendides vases néolithiques, célèbres bronzes animaliers, le chapiteau à tête de lion ailé de Suse, des fresques en briques vernissées, des vases élamites en mastic de bitume, une copie du code des Lois de Hammourabi, des bas-reliefs achéménides de Darius Ier et tant d’autres merveilles, comme les tablettes et cylindres aux inscriptions cunéiformes, une petite tête achéménide en lapis-lazuli, …

Visite du parc résidentiel du dernier Shah "Saad’abad". Ce complexe de 18 palais et résidences, construit dans les années 30, au cœur d’un grand parc privé de 120 hectares, est situé à la lisière de la ville. Nous découvrirons notamment le Palais blanc, havre de paix royal, où le shah, tout à son plaisir, perdit progressivement le sens des réalités, les pièces et salles de réception dotées d’immenses lustres de cristal, le tapis de la salle de réception pour dîners officiels, passant pour être le plus grand jamais réalisé en Iran.

Repas dans un restaurant local.

Visite du Palais Golestan. Classé au patrimoine de l’humanité, ce palais est un chef-d’œuvre de l’ère kadjare qui illustre l’introduction réussie d’artisanats persans traditionnels et de formes architecturales de périodes antérieures avec des influences occidentales. Le Golestan fut choisi comme siège du gouvernement par la famille dirigeante, arrivée au pouvoir en 1779, qui fit de Téhéran la capitale du pays. Devenu un centre des arts, il est demeuré jusqu’à aujourd’hui une source d’inspiration pour les artistes et les architectes iraniens.

Visite du musée Reza Abbasi qui présente une riche collection d’objets divers, remontant au 4è millénaire avant notre ère jusque à l’époque contemporain : statuaires, poteries, miniatures,…

Dîner et logement à l'hôtel.

 

14ème jour • TEHERAN / BRUXELLES

Après le petit-déjeuner, Transfert à l’aéroport et départ pour Bruxelles.


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